🏅 Agrégation interne SVT

Exposé agrégation interne SVT : méthode complète et attentes du jury 2025

Un oral d'admission, pas une leçon académique : les 3 heures de préparation, les 40 minutes d'exposé, la didactisation d'un document, le schéma-bilan au tableau et l'entretien de 40 minutes, d'après le rapport de jury 2025.

Un enseignant se retourne vers son auditoire après avoir tracé un schéma au tableau
⚡ Points clés
  • C'est une épreuve d'admission (orale), pas d'admissibilité : 3 h de préparation, 40 min d'exposé, 40 min d'entretien, coefficient 1,5, soit 30 % de la note finale.
  • Le sujet est une leçon rattachée à un niveau imposé, du cycle 3 à la terminale. On n'y présente pas une synthèse scientifique : on y présente un projet d'enseignement.
  • « Il est contre-productif de faire une longue introduction formatée et jargonneuse », le jury vise les introductions de 5 à 10 minutes sur les enjeux et les obstacles.
  • Le plan se construit au fur et à mesure au tableau, et le schéma-bilan construit pas à pas est fortement valorisé.
  • La didactisation d'au moins un document scientifique est un attendu propre à l'exposé, elle ne l'est pas en APTC.

L'exposé est, avec l'APTC, l'une des deux épreuves d'admission de l'agrégation interne SVT. Il vaut 30 % de la note finale. C'est aussi l'épreuve la plus souvent mal comprise : beaucoup de candidats la préparent comme une leçon scientifique académique, alors que le jury attend la présentation d'un projet d'enseignement. Voici le format officiel, la méthode, et ce que le rapport de la session 2025 relève noir sur blanc.

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Steve Harvey levant les yeux au ciel
Deux idées reçues circulent sur cette épreuve. Les deux coûtent des points.

1. Deux confusions à lever d'emblée

L'exposé n'est pas une épreuve d'admissibilité. Les deux épreuves d'admissibilité de l'agrégation interne SVT sont écrites, de 5 heures chacune et de coefficient 1 : la composition à partir d'un dossier, et l'épreuve scientifique à partir d'une question de synthèse. L'exposé, lui, est un oral d'admission, au même titre que l'APTC.

Ce n'est pas non plus une leçon académique comme à l'agrégation externe. Le texte réglementaire est sans ambiguïté : « Le candidat expose son projet d'enseignement intégrant les dimensions scientifiques et les enjeux éducatifs concernés par le sujet. Ce projet s'appuie sur des ressources scientifiques rendues exploitables pour les élèves. Le candidat montre comment il s'assure de l'efficacité de son enseignement. »

Concrètement, un intitulé d'exposé de la session 2025 ressemble à « La tectonique des plaques, cycle 4 » ou « Les marqueurs de la subduction, première et terminale spécialité ». Pas à un sujet de synthèse universitaire.

2. Le format officiel de l'épreuve

 ExposéAPTC
Préparation3 heures3 heures
Présentation devant le jury40 min maximum50 min maximum
Entretien40 min (durée fixe)30 min (durée fixe)
Durée totale devant le jury1 h 201 h 20
Coefficient1,51,5
Plan au tableauconstruit au fil de la leçonécrit avant l'entrée du jury
Didactisation d'un documentattenduepas attendue
Suivi des apprentissages / évaluationattendu« pas un attendu »

L'entretien dure 40 minutes quelle que soit la durée de ta présentation. C'est donc la moitié de l'épreuve : le préparer est aussi rentable que préparer l'exposé lui-même.

Les deux oraux se déroulent au lycée Janson de Sailly, à Paris 16e, sur deux jours consécutifs. L'un porte sur le collège, l'autre sur le lycée, avec un équilibre entre sciences de la vie et sciences de la Terre. À la session 2025, la moyenne des candidats présents à l'exposé était de 8,47/20 ; celle des admis, de 11,83.

Cette épreuve partage beaucoup avec l'épreuve écrite sur dossier : connaître les programmes et la cohérence verticale entre les cycles, élaborer une séquence avec ses évaluations, didactiser un document, analyser des productions d'élèves. Travailler l'une, c'est travailler l'autre.
Deux règles que le site du concours rappelle et qu'on oublie souvent. D'abord : « Les épreuves sont notées de 0 à 20. Pour toutes les épreuves, la note zéro est éliminatoire. » Ensuite : « Le jury tient compte dans la notation des épreuves de la maîtrise écrite et orale de la langue française (vocabulaire, grammaire, conjugaison, ponctuation, orthographe). » Ce que tu écris au tableau est lu, et compte.

3. Les 3 heures de préparation

Une trame qui tient dans le temps imparti :

  1. Analyser le sujet et poser la problématique. Le sujet indique lui-même le cycle ou le niveau. Les programmes et les documents d'accompagnement sont accessibles depuis l'ordinateur de la salle : sers-tu-en pour fixer les limites du sujet.
  2. Bâtir le plan et choisir les activités qui construiront le savoir visé. Pense aux différenciations possibles : le jury y revient souvent en entretien.
  3. Choisir le document à didactiser. La transposition se fera devant le jury, en partant du document brut, avec justification de chaque choix.
  4. Préparer une évaluation réellement applicable à l'une de tes activités, diagnostique, formative, formatrice ou sommative.
  5. Concevoir le schéma-bilan que tu construiras progressivement au tableau.
  6. Repérer l'espace du tableau : il devra accueillir le plan et le schéma. Dans la plupart des salles, il n'est pas très grand.
Du matériel peut être demandé en exposé, mais sans que cela induise une manipulation de ta part. C'est la différence avec l'APTC. Tu peux en revanche projeter une préparation microscopique, montrer un échantillon ou tout substitut du réel pour étayer ta démonstration. La demande de matériel se fait jusqu'à 30 minutes avant le passage ; les ouvrages de la grande bibliothèque sont rendus 15 minutes avant.

Depuis la session 2025, l'accès aux IA génératives est bloqué pendant la préparation. Internet reste accessible via Firefox uniquement, et le jury photographie ton historique de navigation en entrant dans la salle.

Lisa Simpson devant un tableau noir
Quarante minutes seul face au tableau, sans interruption du jury.

4. Structurer les 40 minutes

5 min
30 min, le développement
5 min
Introduction, courte et efficace Développement, plan écrit au fil de la leçon Conclusion, schéma-bilan et ouverture

L'introduction doit rester courte. C'est le reproche le plus insistant du rapport 2025, et il prend à contre-pied ce que beaucoup de candidats croient bien faire :

« On rappelle aux candidats qu'il est contre-productif de faire une longue introduction formatée et jargonneuse (parfois 5 à 10 minutes) à présenter de façon abstraite et formelle des objectifs, des enjeux ou des obstacles qui ne se traduisent pas par une réponse dans la suite de l'exposé. » Rapport du jury, agrégation interne SV-STU, session 2025

Ce que le jury préfère : une introduction qui cadre le sujet, puis des enjeux, prérequis et compétences introduits en contexte, au moment où ils sont réellement mobilisés, « plutôt que déclarés mécaniquement en préambule sans en tenir réellement compte par la suite ».

Un exemple concret, sur le sujet « Appréhender les différentes échelles de temps : outils et méthodes » (cycle 4), qui figure dans la liste des leçons posées à la session 2025 :

0
Introduction, 5 min
Deux photos de la cour du lycée, en hiver et au printemps : faune et flore différentes, liées aux saisons. Le temps devient une question. On croise ici le domaine 4 du socle (démarche scientifique) et le domaine 5 (se repérer dans le temps).
Accroche concrète
I
Du temps court au temps long, par l'observation
On part de ce que les élèves peuvent constater eux-mêmes, puis on étire l'échelle.
II
Construction de l'échelle des temps géologiques
Les outils : superposition, fossiles stratigraphiques, datation absolue.
III
Le temps à travers l'évolution du vivant
Puis conclusion en 5 min : schéma-bilan distinguant les outils du temps court et du temps long, et ouverture.
Schéma-bilan
Le ton juste, c'est celui d'une conversation avec un collègue : tu expliques ce que tu as envisagé de faire en classe, et tu justifies chaque choix. Ce n'est ni un cours mimé devant le jury, ni un exposé de concepts. « Il ne s'agit pas de mimer un cours devant le jury mais bien de présenter et de justifier les intentions didactiques et pédagogiques amenant à de véritables apprentissages. »
Lisa Simpson qui présente un exposé sur une scène
Partir du document brut et justifier chaque coupe devant le jury.

5. La didactisation d'un document, pas à pas

C'est l'attendu propre à l'exposé. « L'exposé repose, au moins pour partie, sur l'utilisation de documents scientifiques rendus exploitables par le candidat au niveau d'enseignement défini par le sujet. Le candidat montre, à partir d'exemples judicieusement choisis, comment les concepts se construisent en classe. Il est amené à expliquer comment s'opère la transposition didactique et les choix qui ont été faits. »

La méthode, en cinq temps :

  1. Sélectionner un document pertinent : un texte, un graphique, une photographie, un résultat expérimental, en lien direct avec le sujet.
  2. Identifier les obstacles : quels concepts, quel vocabulaire, quelle densité poseront problème au niveau visé.
  3. Adapter : reformuler, simplifier, annoter, recadrer.
  4. Construire l'activité : consigne, production attendue, critères de réussite.
  5. Justifier : expliquer en quoi l'adaptation sert l'apprentissage.

Trois exemples concrets de transposition :

Les livres de la salle sont sous-utilisés. Le rapport le regrette explicitement : « Les livres à disposition sont trop peu souvent utilisés par les candidats. Pourtant, ils pourraient être une source de documents scientifiques fiables et précis qui remplaceraient avantageusement des documents peu scientifiques récupérés sur des sites internet douteux. » Chaque salle dispose d'une mini-bibliothèque, et une grande bibliothèque est accessible pendant la préparation.

Les erreurs classiques : choisir un document sans lien direct avec le sujet, le lire sans l'adapter, ou ne prévoir aucune activité permettant aux élèves de se l'approprier.

6. Le schéma-bilan et la gestion du tableau

C'est le levier le plus explicitement récompensé de l'épreuve :

« La réalisation de schémas-bilans au tableau, que ce soit pour représenter un phénomène (biologique ou géologique) ou pour replacer les phénomènes dans le temps et dans l'espace, est fortement valorisée. […] Le jury note lors de cette session un effort notable dans la construction de schémas-bilans par certains candidats qui construisent pas à pas, au fil de l'exposé, des schémas de synthèse pertinents, complets, explicatifs, soignés. » Rapport du jury, agrégation interne SV-STU, session 2025

Deux mises en garde l'accompagnent. D'abord : « si une carte mentale peut avoir un intérêt pour problématiser ou dégager des grandes idées, elle ne remplace pas un schéma scientifique fonctionnel ». Ensuite, le contre-exemple sanctionné : « la production par d'autres candidats d'un "schéma-bilan" se réduit à des cases reliées par des flèches de façon maladroite, peu rigoureuse voire illogique ».

Le jury valorise « un schéma fonctionnel permettant de positionner les phénomènes étudiés dans le temps et dans l'espace », et note que « la réalisation de zooms sur ces schémas permet souvent d'aider l'élève à comprendre et articuler les différentes échelles ».

Prévois l'espace du tableau dès le début. Il doit accueillir le plan, construit au fur et à mesure, et le schéma-bilan, construit progressivement. C'est une contrainte matérielle qui se prépare : « il est nécessaire de prévoir dès le début de son exposé cet espace de tableau suffisant pour la réalisation d'un schéma suffisamment propre, précis et complet ».

Sur le diaporama, le rapport est net : il « ne constitue nullement un attendu ». Le jury regrette que certains candidats consacrent « un temps excessif à la préparation de présentations très soignées graphiquement, au détriment de la préparation des scénarios d'enseignement ». La répartition qu'il suggère : le tableau pour le plan et les schémas faits à la main, le diaporama pour les documents scientifiques et leur didactisation. Afficher le plan sur les deux supports est « inutile ».

7. Le suivi des apprentissages

C'est une différence structurante avec l'APTC : à l'exposé, tu dois montrer « comment sont suivis les apprentissages ». Le candidat doit préciser « tous les termes du contrat formatif proposé aux élèves » : consignes, productions attendues, supports, capacités méthodologiques visées, critères et indicateurs de réussite.

Les reproches du jury sont précis :

Le test à s'appliquer avant l'oral est donc simple : prends ta grille, imagine deux copies d'élèves, une correcte, une bancale, et vérifie qu'elle permet de les distinguer et de dire à chacun quoi faire pour progresser.

Homme qui transpire de nervosité
L'entretien dure aussi longtemps que l'exposé. C'est là que beaucoup lâchent.

8. L'entretien de 40 minutes

Tous les membres de la commission interviennent. Le questionnement est à la fois pédagogique, didactique et scientifique. Trois choses à savoir :

Le niveau scientifique de l'exposé lui-même doit rester celui du niveau demandé : c'est l'entretien qui creuse. Le jury cherche à « estimer le plus haut niveau scientifique maîtrisé par le candidat ».

Homer Simpson qui dégringole
Les erreurs les plus coûteuses se décident bien avant le jour J.
Homer Simpson qui ronfle profondément
Dix minutes d'introduction sur quarante. Le jury décroche avant toi.

9. Les erreurs qui coûtent le plus cher

Une donnée rarement citée, présentée par le directoire du concours lors de la réunion nationale des formateurs et portant sur la session 2024 : sur l'échantillon de tous les admissibles (agrégation interne et CAERPA), le niveau scientifique a été jugé insuffisant ou très insuffisant chez 59 % des candidats à l'exposé, contre 71 % à l'APTC. Il s'agit donc de candidats qui avaient déjà franchi les écrits. Les deux items les plus échoués à l'exposé sont la démarche et l'évaluation.

8,47
Moyenne à l'exposé
Candidats présents, session 2025 (11,83 pour les admis)
59 %
Niveau scientifique jugé insuffisant
Parmi les admissibles, à l'exposé (session 2024)
40 min
D'entretien
Quelle que soit la durée de ton exposé

10. Le barème de l'exposé

Les critères pris en compte par la commission, tels que publiés par le jury :

Reste une question que personne ne pose et qui décide pourtant de tout : comment faire pour qu'un chapitre travaillé en octobre soit encore là en avril ? La mémoire a une pente naturelle, et elle est raide.

Ce que la répétition espacée change : chaque rappel bien placé aplatit la courbe. Entre le chapitre révisé en octobre et l'entretien d'avril, c'est la seule chose qui tienne.

11. Comment se préparer efficacement

Mets le niveau scientifique à niveau, avant, pas pendant

Le rapport ne laisse aucune ambiguïté : « Certains candidats utilisent une part importante du temps de préparation pour faire une remise à niveau scientifique avant de commencer à préparer réellement le sujet. Cette stratégie donne de piètres résultats. »

« La manière la plus efficace de se préparer au concours est donc de chercher à mettre à jour et approfondir ses connaissances scientifiques, jusqu'au niveau d'une fin de classe préparatoire, et à assimiler des pratiques pédagogiques efficaces et permettant la construction par l'élève de savoirs et de compétences… et non pas se formater sur des attendus supposés du jury. » Rapport du jury, agrégation interne SV-STU, session 2025

Travaille le schéma-bilan comme un geste à part entière

Un schéma fonctionnel se dessine vite parce qu'il a déjà été dessiné vingt fois. Entraîne-toi à produire, sans modèle, les schémas de synthèse des grands thèmes du secondaire : dynamique lithosphérique, cycle cellulaire, réponse immunitaire, bilan radiatif, cycle du carbone.

Entraîne-toi en conditions réelles

3 heures chronométrées, puis 40 minutes à voix haute, en construisant le plan et le schéma au tableau. Le jury coupe net à 40 minutes « quel que soit le degré d'avancement », et « jouer la montre » quand on a fini en 25 minutes est jugé contre-productif. Filme-toi : c'est le moyen le plus rapide de repérer les tics de langage et les décrochages du fil conducteur.

Lis le rapport de jury en entier

Le rapport 2025 publie la liste complète des leçons posées à l'exposé, environ 200 intitulés, du cycle 3 à la terminale, ainsi que des extraits de productions de candidats commentés. C'est le seul document qui te dit, noir sur blanc, ce que la commission a valorisé et ce qu'elle a sanctionné.

Garde tes connaissances disponibles jusqu'en avril

Ce qui fait la différence à l'entretien, ce n'est pas ce que tu as lu : c'est ce que tu peux mobiliser sans préavis, sur un domaine qui n'est pas celui de ton sujet. C'est précisément ce que la répétition espacée entretient sur les mois qui séparent le début des révisions de l'oral.

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12. Les programmes à connaître

L'exposé peut porter sur n'importe quel niveau du cycle 3 à la terminale. La cohérence verticale entre les cycles est interrogée en entretien : savoir ce que les élèves ont fait avant et ce qu'ils feront après est un attendu.

Le site officiel du concours, rubrique par rubrique

Depuis la session 2026, le concours SV-STU est hébergé par l'académie de Lyon. La rubrique Agrégation interne SV-STU contient tout ce que publie le jury. Les pages utiles directement :

Alle voir des oraux avant de les passer. Le concours autorise le public à assister aux épreuves d'admission, sur inscription. Une journée à Janson de Sailly vaut des heures de lecture de rapports : tu vois le rythme réel, l'usage du tableau, la façon dont le jury relance en entretien.

Tous les programmes téléchargeables, du cycle 3 à la BCPST, sont réunis sur notre page dédiée : les programmes à maîtriser pour l'agrégation interne.

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Questions fréquentes sur l'exposé

L'exposé est-il une épreuve d'admissibilité ou d'admission ?

D'admission. C'est un oral. Les deux épreuves d'admissibilité de l'agrégation interne SVT sont écrites : la composition à partir d'un dossier et l'épreuve scientifique à partir d'une question de synthèse, de 5 heures et de coefficient 1 chacune. Source : Rapport de jury de l'agrégation interne de SVT, session 2025.

Combien de temps dure l'épreuve d'exposé ?

3 heures de préparation, puis 1 h 20 devant le jury : 40 minutes de présentation maximum et 40 minutes d'entretien. L'entretien dure 40 minutes quelle que soit la durée de ton exposé.

Faut-il faire un diaporama ?

Ce n'est pas obligatoire : « la présentation de diaporamas ne constitue nullement un attendu ». Si t'en fais un, réserve-le aux documents scientifiques et à leur didactisation, et garde le tableau pour le plan et les schémas. Afficher le plan sur les deux supports est inutile.

Faut-il écrire le plan au tableau avant l'arrivée du jury ?

Non, c'est l'APTC qui l'exige. À l'exposé, « le plan est construit au fur et à mesure de la leçon, au tableau ». Prévois en revanche dès le départ l'espace nécessaire au schéma-bilan.

Le schéma-bilan est-il obligatoire ?

Il n'est pas formellement imposé, mais sa réalisation au tableau est « fortement valorisée » par le jury, surtout lorsqu'il est construit pas à pas au fil de l'exposé. Une carte mentale ne le remplace pas : le jury attend un schéma scientifique fonctionnel, qui replace les phénomènes dans le temps et dans l'espace.

Combien de documents faut-il didactiser ?

Au moins un. L'exposé « repose, au moins pour partie, sur l'utilisation de documents scientifiques rendus exploitables par le candidat au niveau d'enseignement défini par le sujet ». Tu dois partir du document brut et justifier chaque choix d'adaptation devant le jury.

Jusqu'à quel niveau scientifique va l'entretien ?

Jusqu'au post-bac : « le domaine d'évaluation porte jusqu'au niveau post-baccalauréat, le programme du concours de l'agrégation interne incluant celui de la classe préparatoire BCPST ». Les questions ne se limitent ni au niveau du sujet, ni à son domaine scientifique.

Quelle est la différence entre l'exposé et l'APTC ?

L'exposé montre le travail de conception de l'enseignant, en amont de la classe : projet d'enseignement, didactisation d'un document, suivi des apprentissages. L'APTC montre comment se réalise concrètement le travail des élèves : le candidat réalise des activités devant le jury. Le plan s'écrit avant l'entrée du jury en APTC, au fil de la leçon en exposé. Et l'évaluation, attendue à l'exposé, « n'est pas un attendu des APTC ».

Peut-on demander du matériel en exposé ?

Oui, mais sans que cela induise une manipulation de ta part. C'est ce qui distingue l'exposé de l'APTC. Tu peux projeter une préparation microscopique, montrer une dissection déjà réalisée ou tout substitut du réel. Si tu demandes une carte géologique, pense au matériel d'accrochage : le jury ne circule pas dans la salle pendant cette épreuve.

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Comment réussir l'APTC de l'agrégation interne SVT
Rapport du jury 2025 · 9 min de lecture